/ / « Après 3 enfants, je peux maintenant l’affirmer : j’ai vraiment du mal avec le post-partum »

« Après 3 enfants, je peux maintenant l’affirmer : j’ai vraiment du mal avec le post-partum »

Ces quelques mots me sont parvenus de Claire, une de mes patientes. Tout comme Claire, j’ai aussi eu ce ressenti lorsque j’ai accouché de mes 2 premiers enfants. Ce fameux 4ème trimestre et les mois suivant la naissance de bébé constituent un vrai chamboulement !

Ce n’est pas facile de devenir mère… Les habitudes d’avant grossesse, le train-train quotidien, nos croyances sur ce que doit faire une « bonne maman », nos exigences à vouloir « bien faire » : quand on devient parent, c’est toute notre vie qui est remuée, transformée.

Et comme toute grande transformation, ce moment peut s’avérer douloureux. Je n’avais pas compris la force de la phrase « Tu comprendras quand tu deviendras maman » avant de le devenir.

Outre toutes ces questions qui se bousculaient en moi, j’ai découvert la dépression du post-partum, la fatigue (la vraie), les larmes, la culpabilité, l’incompréhension, l’impuissance, l’angoisse, le tout contrebalancé par l’amour et le bonheur d’être maman. Un cocktail détonnant par lequel passent beaucoup de mères !

Sincèrement je ne m’attendais pas à ce que ça soit aussi dur. Et si beau. Je suis passée par toutes ces émotions.

Pour traverser cette période délicate, j’ai dû réviser mes priorités, revoir mon organisation, et surtout lâcher tout ce que je tentais désespérément de « maîtriser ». 

Cette période de ma vie a été difficile à vivre, mais aujourd’hui je me rends compte qu’elle a surtout été la porte d’entrée de la plus belle forme d’amour qui soit. Me sentant totalement « envahie » pendant cette période du post-partum, aller vers l’« essence ciel » et « ouvrir mes portes » ont été une révélation. 

Comment donner à mon enfant de la tendresse, de l’amour, de la sécurité, de la confiance si moi-même je ne ressentais pas ces émotions en moi ?

R.A.L.E.N.T.I.R : Ecouter mon ressenti, écouter mon corps, mettre mon cerveau (avec tous ces : « tu dois », « il faut ») sur pause, prendre du temps pour moi afin de me ressourcer, de me faire plaisir.

Ces moments sont nécessaires afin de fabriquer tout plein d’ocytocine, cette hormone qui nous apporte du plaisir et qui génère la libération d’endorphine. Une 2ème hormone qui entrainera une sensation de détente, d’apaisement et de sécurité. Créer cette bulle autour de moi, m’avait beaucoup aidé à apaiser ce stress, ces tensions intérieures qui fatiguaient énormément mon corps, et me rendaient aussi très irritable.

L.A.C.H.E.R : Accepter que tout n’est pas parfait. Accepter de se faire aider : ce n’est pas un signe de faiblesse. « Il faut tout un village pour élever un enfant », cette phrase vous l’avez déjà surement entendue ou lue, mais elle perd souvent de son sens dans notre société. Faire confiance aux autres : l’union fait la force… accepter de s’ouvrir et de saisir les mains tendues.

Et vous, quel a été votre vécu au moment de cette période ? Avez-vous des craintes particulières ?

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